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Gustav Klimt: la femme multiple à travers la mythologie

13 Mar

Gustav Klimt, peintre autrichien né en 1862 et mort en 1918, s’illustre par son modernisme et son sens nouveau de la composition.

Son art se caractérise surtout par la représentation des femmes dans tout leurs aspects. A travers des portraits, des allégories ou des nus, il peint des femmes à la fois fortes, sensuelles, amoureuses, réveuses, mélancoliques et parfois même manipulatrices. Pour ses portraits des femmes, Klimt va se tourner vers la mythologie antique pour y piocher des personnages de caractère comme il aime à les représenter.

Ainsi, Klimt va s’attacher à la représentation de figures sensuelles et même lasives. Dans Danaé, il exprime toute la sensualité d’un amour purement charnel en utilisant une composition en cercle fermée sur son personnage. Dans son Autel à Dionysos, il représente des femmes rendu lasives par le vin et l’amour de leur dieu. La femmme sensuelle mais a double visage est aussi peinte dans l’Hydre.

D’autre part, Klimt va aussi utiliser la mythologie pour peindre des femmes de pouvoir, féminine mais fortes, sachant utiliser leurs charmes pour arriver à leur fins. Dans sa Pallas Athéna (1898), il parvient à faire le portrait d’une femme puissante tout en indiquant avec humour sa double personnalité dans son collier réprensentant une gorgone tirant la langue. D’ailleurs, Klimt s’attachera une nouvelle fois aux personnages de femmes fatales que sont les Gorgones (1902) dans sa fresque de Beethoven. Dans le même aspect l’utilisation du mythe de Sirènes (1889)sera la moyen pour Klimt d’exprimer son amour des femmes, mais aussi la peur de la féminité qu’il considère aussi ici comme un danger.

Enfin, avec Sapho (1888-1890), Klimt représente une femme mélancolique mais aussi créative et artiste.

En somme, par la réutilisation des mythes antiques Klimt parvient à exprimer toutes les facettes qu’il appréhende de la femme. Ces oeuvres de Klimt nous montre aussi de quelle manière des mythes millénaires peuvent se réinterpréter avec le plus grand modernisme aussi bien pictural qu’idéologique.

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Vénus en chaque femme

13 Mar

 

Dans la peinture qui suit le mouvement de la renaissance, beaucoup d’œuvres représentant des personnages féminins s’inspirent des postures qu’empreinte le plus souvent Vénus.

Si l’on compare par exemple l’ oeuvre de Dominique Ingres, La grande Odalisque (Voir diaporama ci-dessous) datant de 1814 et conservée au Louvre à Paris avec le tableau de Diego Velasquez, Venus at her mirror (voir diaporama ci-dessous) datant de 1649-1651 et conservé à la National Gallery de Londres, on s’aperçoit vite que les postures sont similaires.

On pourrait également faire un rapprochement avec le tableau de Jacques-Louis David, Mars disarmed by Venus & three graces (Voir diaporama ci-dessous) de 1824 situé au Royal Museum of Fine Arts en Belgique.

L’oeuvre d’Edouard Manet, Olympia (Voir diaporama ci-dessous) de 1863 (Musee d’Orsay, Paris) n’est pas sans rapport avec le tableau de Titien, Venus & the Lute player  (Voir diaporama ci-dessous) (New York Met) de 1565-70.

Par ailleurs, la façon dont la femme cache sont sexe avec sa main peut renvoyer à la naissance de Vénus de Sandro Botticcelli (Voir diaporama ci-dessous) datant de 1485 et conservée à l’Uffizi gallery de Florence. Ou encore de manière plus évidente à la vénus de Giorgione, (Voir diaporama ci-dessous) (Sleeping Venus (Gemaldegalerie, Dresden)) de 1510, et celle de Titien (The Venus of Urbino (Voir diaporama ci-dessous) (Uffizi gallery, Florence)) de 1538.

Autre exemple, en 1799-1800 Francisco Goya peint The nude (Voir diaporama ci-dessous) (Prado Museum, Madrid) se tableau a put inspirer l’œuvre d’ Alexander Cabanel, Birth of Venus de 1863 (Voir diaporama ci-dessous)(Musee d’Orsay, Paris).

Le célèbre tableau d »Edouard Manet- Luncheon on the grass (Voir diaporama ci-dessous) (Musee d’Orsay, paris) semble s’être inspiré d’une œuvre réalisée plus de deux siècles auparavant. Il s’agit de l’oeuvre de Peter Paul Rubens, Venus, Cupid, Bacchus & Ceres (Voir diaporama ci-dessous) (Staatliche Kunstsammlungen, Kassel, Germany) de 1612-1613.

Dans toutes les œuvres citées précédemment et dans bien d’autre œuvres encore, on se rend compte que l’iconographie de Vénus a énormément influencée la représentation de la femme dans les œuvres appartenant à l’époque contemporaine. Il ne s’agit pas seulement de la posture comme nous l’avons vu, certains artistes se calquent sur les canons de beauté de la femme: des formes généreuses, un teint pâle, de long cheveux coiffée ou détachés.

Dans une période, où les codes changent et où le nouveau genre souhaite rompre avec le traditionalisme de la Renaissance, il est donc étonnant de voir tant d’œuvres si proches de ce qui fut pendant de nombreuses années l’image la plus répandue de la peinture.