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Commentaire de l’article universitaire de Lucien Febvre: Vie, Survie et Revie des dieux antiques

21 Avr

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1956_num_11_2_2550_t1_0280_0000_1

Dans son article Lucien Febvre, nous livre son étude du livre de Jean Seznec, La survivance des dieux antiques. Il nous livre d’abord la thèse de Seznec: l’Antiquité mythologique ne « renait » pas au cours de la Renaissance italienne. En effet, selon lui, la mythologique antique n’a cessé de vivre dans la culture médiévale.

Les dieux antiques survivent à toutes les époques car ils ne sont pas seulement des légendes, ou des motifs iconographiques: ils incarent des idées. La Renaissance ne fait que revitaliser les motifs en gardant ces idées, trouvées en fait, dans les traités médiévaux.

Jean Seznec analyse cette survivance à travers 3 formes d’interprétations données par l’Antiquité et qui trouvent leur aboutissement dans l’humanisme italien:

-historique ou évhémériste: des rois, héros historiques, métamorphosés en divinités

-astrologique: les dieux sont des puissances transcendentales préservées de la mort par le science et la magie

-allégorique: les dieux sont des symboles moralisateurs, des exemples.

Alors, si le Moyen Age est à l’origine des traités, que l’Antiquité a elle même crée ses interprétations, quel rôle donner à la Renaissance? La Renaissance a fait retrouver aux dieux leur aspect antique (exemple d’Hercule orientalisé par la Moyen Age et qui retrouve son aspect antique à la Renaissance). Seznec note en effet une formation d’un type médiéval des dieux antiques et dit  » Hercule n’est jamais mort, pas plus que Mars ou que Persée… Seule leur apparence s’était évanouie, puisque Persée vivait sous l’aspect d’un Turc et AMrs sous celui d’un chevalier ».

Seznec note aussi au Moyen Ange une séparation entre les formes et les idées de la mythologie antique. Ainsi, le médiévaux ont conservé les sujets antiques, mais les ont remplis par les idées chrétiennes. Le Renaissance apparait comme la fin de cette séparation entre forme et idée. Le Renaissance parvient à créer une synthèse entre les deux, et c’est dans cet aspect qu’elle fait « renaitre » les dieux antiques.

Cet article trouve beaucoup de résonnances avec notre sujet d’étude. En effet, les dieux antiques continuent leur survivance à l’époque contemporaine comme ils l’ont fait à la Renaissance. Les sujets antiques persistent sous de nouvelles formes, comme ils n’ont cessés de le faire à travers toute les époques comme le démontre Seznec. Ainsi, les sujets antiques ne sont plus habités par les idées chrétiennes, ils sont en fait investit par la culture mondiale, des idées mondialisées, et des nouvelles formes de « religion » qui gouverne la culture contemporaine: technologie numérique, scandale, ironie, détournements…

En conclusion, on comprend par l’article de Seznec et sa résonance avec notre sujet que la mythologie antique vit à travers toute époque. Sa forme connait des variations, ses interprétations diffèrent, son utilisation varie, mais les dieux survivent et renaissent.

Adam Reeder et la mythologie

20 Mar

Adam Reeder est nait et a grandit à Los Angeles and Camarillo en Californie.

Adam a déménagé dans l’Utah pour ses études supérieurs ou il a passé son diplôme d’Art. En 2006 il retourne vers les côtes californienne et passe son diplome MFA (« Master of fine arts ») en sculpture à l’ « Academy of Art », l’université d’arts de San Francisco.

Artiste depuis un jeune âge. Il travail en temps que artiste professionnel et réalise des portraits depuis 1999 et des sculptures en bronze depuis 2000.

Depuis il a gagné une certaine reconnaissance internationale de sources variés, de critiques d’arts, de galeristes et autre marchants d’arts autour du monde. Adam à récemment présenté ses nouvelles créations en 2010 à Los Angeles, New York, London, San Francisco et dans nombreuses autres villes.

Adam Reeder dans son travail introduit une nouvelle thématique. Il associe à un thème mythologique, la technologie. Il utilise et reprend les produits de la marque « Apple« . Il représente par exemple, Pan avec un ipod (Cf. Pan with his IPod (voir diaporama)) ou encore Zeus with his IPhone, Atlas. Cet anachronisme suscite de nombreuses questions. Pourquoi mêler mythologie et nouvelles techniques ? Est-ce pour insister sur les notions de tradition et modernité ?

Si nous étudions le cas d’Atlas. Ce Titan fut condamné par Zeus suite à la révolte des Titans contre les dieux de l’Olympe, à soutenir le monde jusqu’à ce que quelqu’un accepte de le remplacer. Autrefois appelé, à l’époque de la Grèce antique, « Portera Tera » ce qui signifie « celui qui porte la terre ».

Dans l’œuvre d’Adam Reeder, Atlas ne porte pas la terre mais un IPod. Est-ce purement ironique de la part de l’artiste, ou bien se cache derrière cette parodie, une critique de l’invasion technologique qui devient un nouveau support artistique à la fois d’archivage et de création ? Quel est le but d’Adam Reeder lorsqu’il remplace le monde par l’IPod? Cherche-t-il à nous questionner sur l’omniprésence des nouveaux supports technologiques ou bien souhaite-t-il présenter cet appareil comme : monde de la culture visuelle et audiovisuelle ?

Nous pouvons nous poser le même type de question pour ce qui est des deux autres œuvres d’Adam Reeder présentées dans le diaporama ci-dessus.

Présentation dieux et héros

20 Mar

Il nous semble important, dans le cadre de notre travail de ressources numériques, d’avoir une certaine connaissance des divinités et des héros mythologiques. Voici un arbre généalogique des divinités, et des héros que nous pouvons aborder au cours de nos analyses.

 

Voici un autre arbre généalogique, beaucoup plus complet que le premier.

 


Aphrodite (grec) / Vénus (romain)

20 Mar

Aphrodite est la déesse grecque de la germination, de l’amour, des plaisirs et de la beauté. Selon la tradition la plus populaire d’Hésiode, Aphrodite serait naît de la mer, fécondée par le sexe d’Ouranos, tranché par Cronos et dont l’écume forma la déesse. Pour les Grecs, cette légende s’inscrit dans le nom même de la déesse : elle est « née de l’écume».

Mariée à Héphaïstos, elle a de multiples aventures extra-conjugales. La principale est celle avec Arès, d’où naissent Harmonie, Déimos, Phobos, auxquels Simonide ajoute Éros et Cicéron, Antéros. Informé de la relation adultère Héphaïstos a créé un filet magique qu’il place sur le lit pour emprisonner le couple et les exposer aux moqueries des dieux de l’Olympe. Aphrodite a également eu une liaison avec Hermès, Dionysos, Poséidon.

 

On a deux conceptions d’Aphrodite :

  • Aphrodite du plaisir, de la chair, plus « terrienne »
  • Aphrodite de l’amour spirituel, pure et chaste dans sa beauté.

 

Ses attributs sont :

  • Attributs : la nudité, la myrrhe, le myrte, la rose, les coquillages et la ceinture magique.
  • Fruits : la pomme ou la grenade.
  • Animaux : les animaux de nature ardente ou prolifique, comme le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle ou la colombe.

 

La Naissance de Vénus, Sandro Botticelli, (1485).

 

Apollon

19 Mar

Apollon est le dieu grec du chant, de la musique et de la poésie.  Il est également dieu des purifications, de la guérison, mais peut aussi apporter la peste avec son arc. C’est un des principaux dieux capables de divination. Les Romains l’ont aussi honoré, et l’ont adopté sous le même nom, cependant il était également connu comme Phœbus ou Phébus « le brillant ».

Apollon et sa sœur jumelle Artémis sont naît de la liaison entre Zeus et une Titanide, Léto. Peu après la naissance d’Apollon, Zeus lui a remis un char tiré par des cygnes qui est devenu son attribut. Apollon est le dieu qui tua le serpent Python car il tenta de s’en prendre à Léto.

Réputé pour sa grande beauté, Apollon est paradoxalement assez malheureux dans ses amours, à part pour sa relation avec Cyrène. En effet celui-ci est tombé amoureux de la nymphe Cyrène et leurs amours donnent naissance à Aristée. Cependant les autres amours du dieu sont moins heureuses. Apollon tombe amoureux de Marpessa, une mortelle, et l’enlève alors qu’elle est déjà fiancée. Zeus sépare donc les deux adversaires et demande à Marpessa de choisir entre les deux candidats. La jeune fille opte pour Idas, le mortel, de peur d’être abandonnée par Apollon l’âge venant. Apollon a aussi poursuit la nymphe Daphné qui tente de fuir.  La jeune fille invoque son père, un dieu-fleuve, qui la transforme en laurier. De nombreuses autres aventures sont attribuées à Apollon.

Ses attributs sont :

  • l’arc
  • la lyre
  • la flûte
  • les cornes de bovidés
  • le laurier (cf. Daphné),
  • le trépied.

Animaux :

  • le corbeau
  • le cygne
  • le coq
  • le loup
  • le serpent.

 

  • Tiepolo, Apollon et Daphné, vers 1743-1745, musée du Louvre

Arès (grec) / Mars (romain)

19 Mar

Arès est le dieu grec de la guerre, de la brutalité, du carnage et de la destruction. Fils de Zeus et d’ Héra, il est aussi le dieu vengeur.

Il est l’un des douze grands dieux de l’Olympe. Il apparaît principalement dans des récits de guerre ou de combats, par exemple au premier chef de la Guerre de Troie. Arès partage son domaine d’intervention avec Athéna.

On présente souvent celui-ci comme l’incarnation de l’aspect sauvage, brutal et désordonné du combat, Athéna représentant l’ordre de la bataille entre peuples civilisés.

La force aveugle d’Arès n’en fait pas un combattant invincible. Il n’est pas de taille contre sa demi-sœur Athéna. Hors du cycle troyen, il est vaincu deux fois par Héraclès. L’Iliade relate également que les Aloades l’enferment pendant treize mois dans une jarre de bronze pour avoir causé la mort d’Adonis. Il est délivré, à bout de forces, par Hermès.

Arès a une relation amoureuse et adultère avec Aphrodite, car la déesse est mariée a Hephaistos. Arès est donc tourné en ridicule quand, lui est sa maitresse, sont exhibés aux moqueries des dieux dans un fil magique, après s’être fait dénoncé. Honteux, Arès part se réfugier en Thrace.

Cependant Arès et Aphrodite eurent tout de même trois enfants.

Arès est haï des autres dieux, en particulier Zeus. Héra, sa mère, ne l’apprécie guère plus, dépitée qu’elle est de le voir prendre parti pour les Troyens pendant la Guerre de Troie. Seule Aphrodite témoigne de l’affection à son « bon frère » qui selon d’autres légendes est également son amant.

 

 

Ses attributs sont :

  • la lance
  • le casque
  • la primevère
  • le chien
  • le vautour
  • le bouclier
  • l’épée

 

Diego Velazquez - Mars, dieu de la guerre - 1640

Artémis (grec) / Diane (romain

19 Mar

Artémis est la déesse grecque de la chasse. Elle est la fille de Zeus et de Léto et la sœur jumelle d’Apollon (associé au soleil). Artémis est associé à la lune. Armée d’un arc et de flèches offerts par les Cyclopes, Artémis assiste son frère Apollon dans son combat contre le serpent Python et est à également à ses côtés pendant la Guerre de Troie.

Née à Délos, Artémis fait du pays sa résidence principale où elle règne en maîtresse de la nature sauvage et des animaux. Coureuse des bois, sauvageonne insoumise et fière, Artémis appartient avant tout au monde sauvage. Elle est constamment entourée d’une troupe d’animaux sauvages. Elle est aussi à la tête d’une troupe de nymphes et de jeunes mortelles, qu’elle mène à travers les forêts. Artémis est à la fois compagne des animaux sauvages et chasseresse. La biche symbolise bien cette ambivalence et est souvent représentée à ses côtés. Artémis est aussi une déesse « vierge ». Elle a demandé à son père de garder sa virginité pour toujours et punit sévèrement les hommes qui tentent de la séduire tel que Actéon. Celui-ci la surprend par hasard dans son bain, alors furieuse elle le métamorphose en cerf et le fait déchirer par ses propres chiens. Elle surveille également la chasteté de ses compagnes : elle menace de tuer Callisto pour avoir eu des rapports sexuels avec Zeus – elle est sauvée par Zeus qui la transforme en ourse.  

Ses attributs sont :

  • Ses attributs : l’arc, le croissant de Lune, le carquois, les flèches d’argent, le myrte ou encore un buste atteint de polymastie.
  • Ses animaux : la biche, le cerf et les chiens.

Diane chasseresse. École de Fontainebleau (XVIe s.)

Athéna (grec) / Minerve (romain)

19 Mar
Athéna est la déesse grecque de la guerre, de la sagesse, des artisans, des artistes et des maîtres d’école. Athéna est la fille de Zeus et de Métis (une Océanide). Elle est naît en jaillissant de la tête de Zeus. Par la suite, Athéna est considérée comme la fille que Zeus a eût seul. Très vite, elle rejoint les dieux de l’Olympe, où elle prend une place importante. Elle est représentée comme la favorite de Zeus, celle à qui il ne peut rien refuser. Tout comme Zeus, elle tient l’égide et peut lancer la foudre et le tonnerre. Elle est la déesse de la Cité, mais c’est comme déesse de la sagesse, représentée par la chouette et par l’olivier, qu’elle s’impose et en vient à symboliser la civilisation grecque au cours des siècles, jusqu’à nos jours.

Comme Hermès, son demi-frère, elle se charge souvent de protéger les héros. C’est le cas dans la guerre de Troie, où après avoir été refusée par Pâris dans le jugement du mont Ida, elle prend parti pour les Grecs. Elle aide également Héraclès (Hercule) à accomplir ses douze travaux, et Persée à tuer Méduse, dont la tête coupée orne ensuite son égide.

Athéna est une déesse vierge et une déesse civilisatrice, comme nous l’avons vu à Athènes, qui la vénère entre autres pour le don de techniques agricoles. Elle est la protectrice des artisans et des travailleurs. Tout ce qui est filé ou cousu est aussi de son domaine, comme le montre par ailleurs la fable d’Arachné, une jeune mortelle transformée en araignée pour avoir osé prétendre qu’elle filait mieux que la déesse. De nombreuses représentations montrent donc la déesse tenant un fuseau ou un rouet. Enfin, elle est aussi la protectrice de la santé familiale.

Ses attributs sont :

  • Ses attributs : l’égide, l’olivier, la lance, le casque, le gorgoneion.
  • Son animal : la chouette.
Athèna et le centaure, Botticelli (1482)

Dionysos (grec) / Bacchus (romain)

19 Mar

Dionysos est le dieu grec de la vigne, du vin et des excès ainsi que du théâtre et de la tragédie. Il est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Selon les listes, il fait partie ou non des douze Olympiens, bien qu’il ne vive pas sur le mont Olympe. C’est essentiellement un dieu errant. Fils de Zeus et de Sémélé, fille du roi de Thèbes.  

Héra fait tué la Sémélé et demande aux titans de se débarrasser du nouveau-né. Les géants coupent donc Dionysos en morceaux et le font cuire dans une marmite. C’est alors que Rhéa, la titanide mère de la terre sauve Dionysos. En un miracle, elle recolle les bouts du petit et c’est ainsi que Dionysos passe au rang des immortels.

Désireux d’aller visiter sa mère aux Enfers, Dionysos demande l’aide d’un guide, Prosymnos, qui accepte de lui montrer le chemin en plongeant avec lui dans le lac de Lerne, qui communique avec le royaume d’Hadès. Revenu des Enfers, Dionysos avait également arraché Sémélé au royaume des Ombres. Il la transporta dans l’Olympe, où elle devint immortelle sous le nom de Thyoné.

Le premier amour de Dionysos est un adolescent nommé Ampélos. Mort accidentellement, il est ensuite changé par le dieu en constellation ou bien en pied de vigne. Alors que Thésée a abandonné Ariane sur l’île de Naxos, Dionysos passait par là et serait tombé amoureux d’elle, il apparait à Ariane, l’emmène sur l’Olympe et en fait sa femme. Elle est parfois vue comme la mère des Ménades. À la mort de sa compagne. Dionysos aurait jeté sa couronne dans le ciel pour lui rendre hommage; ce qui sera la constellation de la couronne boréale. Il aura aussi une relation avec Althée, la reine de Calydon et Aphrodite avec qui il aura de nombreux enfants.

Ses attributs sont :

  • attributs : le thyrse, son cortège, bonnet phrygien, la flûte, les cymbales et les tambourins.
  • Ses plantes : le pin et le lierre
  • Ses fruits : la pomme de pin et les baies de lierres, dont il est souvent couronné. On trouve aussi le grenadier et la grenade, le figuier et les figues
  • Animaux : le bouc, la panthère, l’âne.
Titien, Bacchus et Ariane, 1522-1523

Éros (grec) / Cupidon (romain)

19 Mar

Éros est le dieu grec de l’Amour. Le mot érotisme provient de « Éros ». Il est beau, immortel, « dompte l’intelligence et la sagesse ». Éros (Amour) et Himéros (Désir) accompagnent Aphrodite depuis sa naissance. En tant que fils d’Aphrodite et d’Arès, il a pour frère jumeau ou cadet Antéros, dieu de l’amour mutuel, et pour sœur Harmonie. À la fois mâle et femelle, à l’origine, Éros est représenté comme un être androgyne. Il est une divinité primordiale, « celui qui fait le plus de bien aux hommes ». C’est un Dieu délicat qui « marche et se repose sur les choses les plus tendres » et « s’éloigne des cœurs durs ». Il est formé d’une essence subtile, c’est la grâce qui le distingue, ne peut recevoir aucune offense, est de la plus grande tempérance. C’est le plus fort des Dieux, plus fort qu’Arès même. Eros est représenté dans l’art comme un jeune homme ailé. L’arc et le carquois sont des attributs habituels à partir du IVe siècle av. J.-C. Son avatar romain, Cupidon, est souvent représenté sous les traits d’un jeune enfant espiègle, joufflu, avec deux petites ailes dans le dos et portant un arc, qui lui sert à décocher des flèches d’amour.

Ses attributs sont :

  • Dieu représenté ailés, beau et jeune
  • Arc
  • Flèche (en or ou en plomb)
  • Carquois

Eros, Le Caravage, 1602

Hadès (grec) / Pluton (romain)

19 Mar

Hadès est le dieu et gardien des Enfers et le roi des morts. Il est le fils de Cronos et Rhéa et donc le frère de Zeus et Poséidon. Il est aussi appelé Pluton c’est à dire « celui qui donne des richesses ». En effet, l’or, l’argent et les pierres précieuses étant extraites du sol, elles proviennent aussi du royaume d’Hadès.

Dans les Enfers, Hadès a pour rôle de juger les âmes et de les envoyer soit dans les Champs Elysées, soit dans le Tartare. Les Enfers sont gardés par Cerbère qui empêche quiconque d’en sortir.

L’épisode le plus connu de la vie d’Hadès est celui de son amour pour Perséphone (Proserpine, pour les romains). Hadès enlève la jeune fille alors qu’elle est entrain de cueillir des fleurs, et l’enmène de force aux Enfers. La mère de Perséphone qui n’est autre que Déméter, est désemparé par la disparition de sa fille. Etant la déesse de la fertilité et de l’agriculture, elle laisse la terre dépérir.

Zeus inquiet pour la Terre, demande à Hermès d’aller chercher Perséphone en Enfers. Hermès se rend aux Enfers, Hadès accepte le départ de Perséphone mais lui offre des graines de grenades  (la nourriture des morts) pour qu’elle se souvienne de lui. Cependant, Perséphone mange des graines avant de quitter les Enfers. La loi des Enfers étant que quiconque ayant mangé dans ses lieux ne puissent en sortir, Perséphone est condamnée à y passser 6 mois par ans. C’ est ainsi, que naissent les saisons: 6 mois de friche pendant lesquels Déméter se lamente de l’absence de sa fille, et 6 mois de fertilité lorsque Perséphone est remontée des Enfers.

Ses attributs sont:

  • le bident
  • le casque (la kunée)
  • Cerbère
  • la corne d’abondance
  • le char (tiré par 4 chevaux bleus nuit)
  • le cyprès

L'enlèvement de Proserpine, Nicolas Mignard, 1651, Galerie Silvano & Lodi

 

Héphaïstos (grec) / Vulcain (romain)

19 Mar

Vulcain ou Héphaïstos est le dieu du feu, de la forge, de la métallurgie, des volcans, le patron de forgerons, et plus généralement de l’artisanat. il est le mari de Venus et le fils Jupiter et Junon. Dans l’iconographie c’est un dieu vieux et boiteux. C’est lui qui forge les foudres de Jupiter dans ses forges sous l’Etna.

Il existe plusieurs version de l’histoire de Vulcain. Nous allons suivre la plus répondue, c’est à dire celle d’Homère. Junon voyant le difformité de son fils, le précipite du haut d’une falaise. Dans l’eau il est recueilli par Thétis et Eurynomé. Elles l’élèvent pendant neuf ans dans une grotte où il leur fabrique des bijoux de grande qualité.

Lorsque Junon voit ces bijoux, elle demandent aux deux femmes qui est l’artisant qui les fabriqué. C’est ainsi qu’elle retrouve son  fils qu’elle reconnait dès le premier regard par son infirmité. Elle lui demande de lui fabriquer des bijoux encore plus beaux que ceux de Thétis et Eurynomé. Vulcain, encore plein de rencoeur face à l’abandon de sa mère, fabrique une chaise en or qui emprisonne Junon au moment où elle s’y assoit. Vulcain accepte libérer se mère, a condition qu’elle lui donne la main de Vénus. C’est ainsi que le plus laid des dieu de l’Olympe, épouse le plus belle des déesse.

Vulcain est sutout connu pour la représentation très répendue de la tromperie de sa jeune femme avec Mars. Lorque Vulcain les surprend, il fabrique un filet invisible qui emprisonne les deux amants pour les exposer aux yeux de tous les dieux olympiens.

Ses attributs sont:

  • le marteau
  • les pinces

Mars et Vénus surpris par Vulcain, Tintoret, 1551, Munich Alte Pinakothek

Héra (grec) / Junon (romain)

19 Mar

Héra, est la déesse du mariage, et la protectrice des épouses, elle fait également partie des douze dieux de l’Olympe. Elle est la sœur et l’épouse la plus célèbre que Zeus ai eu. Elle est jalouse des nombreuses épouses de son mari. Ces infidélités sont à la foi une offense contre elle, mais également contre ce qu’elle défend. Elle déverse donc sa haine, sur les maitresses de son mari, ainsi que sur les enfants issus de ces unions illégitimes. Notamment Hercule. En effet, elle essaya de différentes façons de le tuer, ou de lui nuire. Elle est à l’origine du destin tragique de Sémélée (amante de Zeus, qui fut foudroyée par celui çi, par un subterfuge d’Héra). On la retrouve également dans le mythe de Tirésias.

En effet, un jour elle se disputait avec Zeus pour savoir qui de l’homme ou de la femme ressentait le plus « les plaisirs de l’amour ». Zeus pensait que les femmes étaient les plus aptes a en recevoir, Héra elle pensait qu’il s’agissait des hommes. Ils consultèrent Tirésias qui avait déjà fait l’expérience des deux sexes. Il donna raison à Zeus, selon lui si « le plaisir représentait dix unités », les femmes ressentaient « neuf unités » de plaisirs, les hommes eux, n’en aurait qu’une. Héra pour se venger rendit aveugle Tirésias.

Héra pris part au concours de beauté, au même titre que Aphrodite et que Athéna. Paris fut le juge de cette épreuve et donna la pomme « kallisti: A la plus belle » à Aphrodite en échange d’Helen de Troie. Jalouse d’Aphrodite, et folle de rage contre Paris, elle prit parti dans la guerre de Troie contre les Troyens.

Elle apparait également selon les sources comme la protectrice de l’Argo (le navire).

Ses attributs sont:

  • Le paon
  • Le corbeau
  • La grenade

Bon Boulogne, Junon et Flore, 1702, musée national de Versaille et de Trianon, Versailles.

Hermès (grec) / Mercure (romain)

19 Mar

Hermès fait parti des douze dieux de l’Olympe. Il est le dieu messager, du commerce et du voyage. Il est aussi dit qu’il conduit les âmes dans les enfers. D’après le mythe il serait né dans le Sud de l’Arcadie, dans une caverne du Mont Cyllène. A peine né, Mercure savait déjà marché. Il sorti de sa grotte et alla jusqu’en Thessalie, là ou son frère Apollon s’occupait d’un troupeau (le troupeau d’Admète: roi de Phères en Thessalie). profitant d’un moment d’inattention, Hermès, vola à son frère une partie de ses animaux, et les emmena à Pylos. Il ne fut vu par personne excepté Battos, un vieillard Il retourna dans sa grotte à Cyllène.En arrivant devant la grotte il trouva une tortue. Il la vida, et tendis des cordes fabriquée avec des intestins de bœuf. Il fabriqua ainsi la première Lyre.

Apollon avait remarqué qu’une partie de son troupeau manquait. Il remonta donc la piste et rencontra Battos qui lui expliqua ce qu’il avait vu. (Certains disent qu’Apollon avait été au courant grâce à son art divinatoire). Apollon alla se plaindre à Zeus, qui ordonna à Hermès de rendre le bétail à son frère. Apollon décida de lui céder le bétail en échange de sa Lyre. (Mercure se vengera de Battos par la suite).

Peu après en gardant son troupeau, Hermès inventa la flûte (la syrinx, ou flûte de Pan). Apollon désirant acquérir ce nouvel objet l’échangea avec Hermès contre une houlette d’or (le caducée) . Un jour il essaya de séparer deux serpents entre eux, mais ceux ci s’enroulèrent autour de cette baguette. Il demanda également en échange de sa flûte des leçons de divination.

Zeus était fier de son fils, et décida de faire de lui son messager.

Il interviendra dans d’autre événements mais en tant que personnage secondaire. En effet lors de la Gigantomachie, il se coiffera du casque d’Hadès (qui rend invisible quiconque le porte) et tuera Hippolytos, il sauvera Arès pendant les Aloades (guerre des fils géants de Poséidon aux dieux de l’Olympe)…

Ses attributs sont :

  • Le caducée (qui est considéré comme un symbole de paix).
  • Les sandales ailées (ces ailes poussent parfois directement de ses chevilles, ou au niveau de sa tête).
  • Le pétase (chapeau à large bord, symbole des commerçants et des voyageurs).
  • La bourse (symbole des commerçants).

Jean Baptise Mauzaisse, Le commerce, 1833, Paris, Musée du Louvre, département des peintures.

Moires (grec) / Parques (romain)

17 Mar

Les Moires sont les divinités du destin. Dans la mythologie, elles seraient les filles de Jupiter et de Thémis. Tandis que pour le poète Hésiode, elles seraient les filles de la nuit. Elles règnent sur le destin des hommes. Les moires étaient des sœurs au nombre de trois: Clotho, Lachésis, et Atropos. Attention, il ne faut pas confondre les parques et les Grées (qui sont elles aussi trois sœurs, mais qui n’ont pas les mêmes attributs) .

  • Clotho: tissait le fil de la vie. Elle est souvent représentée entrain de tisser, et proche d’une quenouille.
  • Lachesis: enroulait le fil et assignait la destiné à chacun. Lachésis est souvent représentée entre ses sœurs.
  • Atropos: coupait le fil de la vie. On la représente avec une paire de ciseaux.

Alfred Pierre Agache, Les parques, 19ème siècle, Lille, musée de beaux arts.

(De gauche à droite):

Atropos , Lachésis, Clotho

Poséidon (grec) / Neptune (romain)

17 Mar

Poséidon est le fils de Cronos et de Rhéa. Il est le frère de Zeus, et fait parti des douze dieux de l’Olympe.

Il fut avalé par son père, à qui on avait prédit que l’un de ses enfants le détrônerais. Il est dit que Rhéa à réussi a sauver Poséidon de l’appétit de son père (Cronos). Elle fit croire à Cronos qu’elle avait mis au monde un poulain, et lui en donna un à manger à la place de son fils. Elle cacha son Poséidon dans une bergerie pour le protéger de son père. Lorsque Zeus devenu adulte gagna sur Cronos, Poséidon se rangea du côté de son frère. Une fois Cronos vaincu, ils se partagèrent le monde. Hadès dirigeait le monde des enfers, Zeus celui du ciel, Poséidon quand à lui eu le droit de régner sur les mers.

Plus tard, Poséidon il se disputa l’Attique avec Athéna. Poséidon offrit une source d’eau salée ou un cheval (cela diverge selon les sources). Athéna quand à elle offrira un Olivier. Le cadeau d’Athéna fut jugé le plus utile, c’est donc elle qui remportera l’Attique.

Ses attributs sont:

  • le cheval
  • le taureau
  • le trident.

John Singleton Copley, The return of Neptune, 1754, The metropolitan museum of art, New York

Zeus (grec) / Jupiter (romain)

16 Mar

Zeus (grec) ou encore Jupiter (romain) était le fils de Cronos (Titan) et de Rhéa. Il fait parti des douze dieux de l’Olympe

Avant tout, il faut savoir que l’on avait prédit à Cronos et Rhéa que l’un de leurs enfants détrônerai Cronos  . Ce dernier pour éviter cela, dévorait les enfants que Rhéa mettait au monde un à un. Furieuse, Rhéa cacha le dernier enfant qu’elle mis au monde (Zeus), et donna une pierre enveloppée de bandages à Cronos qu’elle fit passer pour son enfant. Zeus devenu adulte décidé de détrôner Cronos. Il demanda à Métis une boisson pour que Cronos recrache ses enfants. Il se battit à l’aide de ses frères, de ses sœurs, et également des cyclopes contre Cronos et les titans: la titanomachie.

Il parvint à gagner et enferma les titans et Cronos dans le Tartare. Il se partagea donc le monde avec ses frères (Hadès et Poséidon). Zeus régnait sur le ciel, Poséidon sur la mer et Hadès sur les enfers. Cette prise de pouvoir, énerva Gaia, mère de Cronos. Celle-ci monta les géants contre les Olympiens c’est la: Gigantomachie. Ceux ci ne pouvaient être sauvés à moins qu’un mortel vienne leur prêter main forte. C’est là qu’intervient Héraclès. Ils remportèrent la bataille enfermant les géants survivants dans le Tartare. Mais nous approfondirons le mythe d’Héraclès dans l’article prévu à cet effet.

Dans la mythologie Zeus était décrit comme un dieu « volage » qui eu de nombreuses épouses (notamment Métis qui lui vint en aide lors de son combat contre Cronos, et Héra qui reste la plus célèbre de ces épouses) Il voulu également séduire la néréide Thétis, cependant un oracle avait prédit que le fils qui naitrait de cette union deviendrais plus fort que son père. Zeus, préféré donc laisser Thétis à Pélée. Il eu également de nombreuses maîtresses, ce qui rendait Héra folle de jalousie.

Il allait même jusqu’à se métamorphoser pour s’unir avec des humains. Il alla jusqu’à se transformer en cygne pour conquérir Léda, en taureau pour séduire Europe, et même en pluie d’or pour approcher Danaé. Il a également trompé Alcmène en prenant l’apparence de son mari Amphitryon.

Zeus eu de nombreux enfants de ces aventures dont les plus connus: Héraclès, Perséphone, Arès, Héphaïstos, Apollon, Artémis, Dionysos, Athéna, Aphrodite, Hermès… On le qualifie de père des dieux et des hommes.

Les attributs de Zeus sont:

  • la foudre
  • le globe
  • le sceptre
  • l’aigle

 


Dominique Ingres, Zeus et Thétis, 1811, Musée Granet.

Vénus en chaque femme

13 Mar

 

Dans la peinture qui suit le mouvement de la renaissance, beaucoup d’œuvres représentant des personnages féminins s’inspirent des postures qu’empreinte le plus souvent Vénus.

Si l’on compare par exemple l’ oeuvre de Dominique Ingres, La grande Odalisque (Voir diaporama ci-dessous) datant de 1814 et conservée au Louvre à Paris avec le tableau de Diego Velasquez, Venus at her mirror (voir diaporama ci-dessous) datant de 1649-1651 et conservé à la National Gallery de Londres, on s’aperçoit vite que les postures sont similaires.

On pourrait également faire un rapprochement avec le tableau de Jacques-Louis David, Mars disarmed by Venus & three graces (Voir diaporama ci-dessous) de 1824 situé au Royal Museum of Fine Arts en Belgique.

L’oeuvre d’Edouard Manet, Olympia (Voir diaporama ci-dessous) de 1863 (Musee d’Orsay, Paris) n’est pas sans rapport avec le tableau de Titien, Venus & the Lute player  (Voir diaporama ci-dessous) (New York Met) de 1565-70.

Par ailleurs, la façon dont la femme cache sont sexe avec sa main peut renvoyer à la naissance de Vénus de Sandro Botticcelli (Voir diaporama ci-dessous) datant de 1485 et conservée à l’Uffizi gallery de Florence. Ou encore de manière plus évidente à la vénus de Giorgione, (Voir diaporama ci-dessous) (Sleeping Venus (Gemaldegalerie, Dresden)) de 1510, et celle de Titien (The Venus of Urbino (Voir diaporama ci-dessous) (Uffizi gallery, Florence)) de 1538.

Autre exemple, en 1799-1800 Francisco Goya peint The nude (Voir diaporama ci-dessous) (Prado Museum, Madrid) se tableau a put inspirer l’œuvre d’ Alexander Cabanel, Birth of Venus de 1863 (Voir diaporama ci-dessous)(Musee d’Orsay, Paris).

Le célèbre tableau d »Edouard Manet- Luncheon on the grass (Voir diaporama ci-dessous) (Musee d’Orsay, paris) semble s’être inspiré d’une œuvre réalisée plus de deux siècles auparavant. Il s’agit de l’oeuvre de Peter Paul Rubens, Venus, Cupid, Bacchus & Ceres (Voir diaporama ci-dessous) (Staatliche Kunstsammlungen, Kassel, Germany) de 1612-1613.

Dans toutes les œuvres citées précédemment et dans bien d’autre œuvres encore, on se rend compte que l’iconographie de Vénus a énormément influencée la représentation de la femme dans les œuvres appartenant à l’époque contemporaine. Il ne s’agit pas seulement de la posture comme nous l’avons vu, certains artistes se calquent sur les canons de beauté de la femme: des formes généreuses, un teint pâle, de long cheveux coiffée ou détachés.

Dans une période, où les codes changent et où le nouveau genre souhaite rompre avec le traditionalisme de la Renaissance, il est donc étonnant de voir tant d’œuvres si proches de ce qui fut pendant de nombreuses années l’image la plus répandue de la peinture.

Ulysse 31

10 Mar

Ulysse 31, un dessin animé futuriste retraçant l’épopée de Ulysse à travers l’espace. L’épopée n’a pas réellement subie d’énormes changements. Mais elle est devenues néanmoins très futuriste. L’épée de Ulysse est une épée laser, il voyage dans un vaisseau à travers l’univers.

Les changements notables sont, que Télémaque accompagne son père au travers son voyage, ils rencontrent en chemin une jeune fille nommée Thémis, ils sont également accompagnés de Nono, un petit robot.

        


Il rencontrera au cours de ses aventures de nombreux dieux ou créatures mythologiques tels que le Cyclope, Chronos, Eole, le Sphinx etc… 

Les « bases » du mythe sont respectés, mais dans l’interet de la série, et pour diversifier les aventures de notre héros, les réalisateur lui ont attribués certains exploits qui ne lui sont pas dus. 

Exposition « Là ou je ne suis pas », par kimiko Yoshida

9 Mar

Du 8 septembre au 31 octobre 2010, la Maison européenne de la photographie (MEP) nous présente une rétrospective des autoportraits de Kimiko Yoshida, des premières Mariées (série débutée en 2000) aux derniers travaux intitulés « Peintures ».

La salle de la maison européenne « Peintures » regroupe de nombreuses œuvres .Ici, l’artiste s’appuie sur des chefs d’œuvres de peintures pour réaliser ses photographies. On y retrouve Arearea de Gauguin, Salomé de Klimt, et les œuvres qui nous intéressent ici dans le cadre de notre blog : la Vénus de Véronèse , et Athéna déesse de la guerre de Klimt .

Peinture (Vénus de Véronèse). Autoportrait, 2010-Photo H.Denamps.



Peinture (Athéna déesse de la guerre de Klimt). Autoportrait, 2010-Photo H.Denamps.

Ces deux images dénotent totalement avec l’image que l’on peut avoir de Vénus, ou encore d’Athéna. Ces deux œuvres sont tout ce qu’il y a de contemporaines. Cependant rien ne nous permet dans ces images de reconnaitre les divinités. On observe une ressemblance entre l’Athéna photographiée et celle de Klimt. On a du mal à reconnaitre Vénus, si ce n’est la nudité implicite du modèle qui nous suggère la personne de Vénus.