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Commentaire de l’article universitaire de Lucien Febvre: Vie, Survie et Revie des dieux antiques

21 Avr

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1956_num_11_2_2550_t1_0280_0000_1

Dans son article Lucien Febvre, nous livre son étude du livre de Jean Seznec, La survivance des dieux antiques. Il nous livre d’abord la thèse de Seznec: l’Antiquité mythologique ne « renait » pas au cours de la Renaissance italienne. En effet, selon lui, la mythologique antique n’a cessé de vivre dans la culture médiévale.

Les dieux antiques survivent à toutes les époques car ils ne sont pas seulement des légendes, ou des motifs iconographiques: ils incarent des idées. La Renaissance ne fait que revitaliser les motifs en gardant ces idées, trouvées en fait, dans les traités médiévaux.

Jean Seznec analyse cette survivance à travers 3 formes d’interprétations données par l’Antiquité et qui trouvent leur aboutissement dans l’humanisme italien:

-historique ou évhémériste: des rois, héros historiques, métamorphosés en divinités

-astrologique: les dieux sont des puissances transcendentales préservées de la mort par le science et la magie

-allégorique: les dieux sont des symboles moralisateurs, des exemples.

Alors, si le Moyen Age est à l’origine des traités, que l’Antiquité a elle même crée ses interprétations, quel rôle donner à la Renaissance? La Renaissance a fait retrouver aux dieux leur aspect antique (exemple d’Hercule orientalisé par la Moyen Age et qui retrouve son aspect antique à la Renaissance). Seznec note en effet une formation d’un type médiéval des dieux antiques et dit  » Hercule n’est jamais mort, pas plus que Mars ou que Persée… Seule leur apparence s’était évanouie, puisque Persée vivait sous l’aspect d’un Turc et AMrs sous celui d’un chevalier ».

Seznec note aussi au Moyen Ange une séparation entre les formes et les idées de la mythologie antique. Ainsi, le médiévaux ont conservé les sujets antiques, mais les ont remplis par les idées chrétiennes. Le Renaissance apparait comme la fin de cette séparation entre forme et idée. Le Renaissance parvient à créer une synthèse entre les deux, et c’est dans cet aspect qu’elle fait « renaitre » les dieux antiques.

Cet article trouve beaucoup de résonnances avec notre sujet d’étude. En effet, les dieux antiques continuent leur survivance à l’époque contemporaine comme ils l’ont fait à la Renaissance. Les sujets antiques persistent sous de nouvelles formes, comme ils n’ont cessés de le faire à travers toute les époques comme le démontre Seznec. Ainsi, les sujets antiques ne sont plus habités par les idées chrétiennes, ils sont en fait investit par la culture mondiale, des idées mondialisées, et des nouvelles formes de « religion » qui gouverne la culture contemporaine: technologie numérique, scandale, ironie, détournements…

En conclusion, on comprend par l’article de Seznec et sa résonance avec notre sujet que la mythologie antique vit à travers toute époque. Sa forme connait des variations, ses interprétations diffèrent, son utilisation varie, mais les dieux survivent et renaissent.

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Lit Kallisti par Krizarl Calanglang

16 Mar

Voici le lit « Kallisti ». Ce modèle a été conçu par Krizarl Calanglang. Ce lit de forme ronde, et de couleur or nous rappelle que le lit tire son nom de la légende de Kallisti: la pomme de la discorde. En effet, d’après la mythologie grecque, Éris la déesse de la discorde à voulu se venger de ne pas avoir été invitée au repas de noces de Thétis et Pelé Elle jeta au milieu des invités une pomme d’or provenant du jardin des Hespérides, sur laquelle était inscrit : « Kallisti » qui signifie « à la plus belle ». Cette pomme est destinée à la plus belle des déesses. Athéna, Aphrodite, et Héra se disputerons la pomme.

Musique

7 Mar
"Aphrodite"

Affiche CD, Kylie Minogue



TRIONFO DI AFRODITE (TRIOMPHE D’APHRODITE) (1953) concert scénique de Carl Orff (1895-1982)

Claude Terasse a réalise en 1961 « un Opéra bouffe » intitulé: « Les travaux d’Hercule »: Le lien ici .

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  La mythologie grecque célèbre la musique abondamment, avec par exemple Apollon et sa lyre, ou Orphée et les sirènes aux pouvoirs enchanteurs, il y a aussi Pan et sa flute éponyme ou encore les Muses et plus particulièrement Euterpe (muse de la musique), et Polhymnie (poésie lyrique).

L’œuvre lyrique de Richard Strauss (grand compositeur allemand) a beau s’être imposée depuis longtemps comme un pilier du répertoire, ses opéras à sujet mythologique sont inégalement connus. Si Elektra (1909) et Ariane à Naxos (1912-1916) sont fréquemment représentés, il n’en va pas de même pour les trois autres: Hélène en Egypte (1928), Daphné (1938) et L’Amour de Danaé (1944). En France, Claude Terrasse a composé un opéra-bouffe, Les Travaux d’Hercule, créé en 1901 au théâtre des Bouffes-Parisiens, dans lequel c’est Augias qui accomplit les exploits d’Hercule, tandis que ce dernier s’en approprie toute la gloire sans rien faire. En 1913 Claude Debussy a composé la musique «Syrinx» et dans un tout autre genre, en 1953, Maurice Thiriet compose Héraklès, une partition chorégraphique pour ballet dramatique. Il y a aussi Le Viol de Lucrèce, un opéra réalisé en juillet 1946 par Benjamin Britten.

Les sujets mythologiques sont de moins en moins utilisés dans la musique de nos jours, cependant certains artistes peuvent y faire allusion, tout comme Kylie Minogue dans son dernier nouvel album nommé « Aphrodite ». L’emploie du nom de la déesse pour cette album n’est pas anodin. En effet les chansons de la chanteuse parlent toutes de l’amour, du plaisir et de la beauté ; critères appartenant à la déesse Aphrodite.

La musique avait donc une grande place dans la mythologie grecque, tout comme la mythologie elle-même, a une grande dans notre musique.