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Histoire de l’art et numérique

21 Avr

De notre travail sur Internet, plusieurs conclusions nous sont apparues concerant les relations que peuvent entretenir l’art et le numérique.

Dans un premier temps, l’aspect le plus évident est que l’art est destiné à s’adapter à son époque. Notre époque contemporaine repose concrétement surInternet, la communication mondiale et et l’information instantanée. L’art ne doit pas déroger à cette évolution s’il veut survivre et garder se place dans la culture mondiale. Internet comme vecteur d’information peut aussi devenir vecteur d’esthétique.

Internet permet aussi des accès simples et gratuits à la culture: la fréquentation des musées baisse, mais les musées s’adaptent et crée des sites interactifs. La démocratisation de l’art, dont on parle tous les jours, se fait par Internet. Le numérique permet de procurer de l’art à ceux qui ne peuvent pas se déplcer dans les musées, et d’inviter ceux qui le peuvent à le faire.

Dans cette perspective, il nous parait essentiel à nous, étudiantes en histoire de l’art, d’apprendre à nous servir d’un outil dont nous ne pourrons nous passer. La création du blog nous a permis d’apprendre à travailler en groupe à distance, à nous renseigner sur un sujet précis et surtout de savoir selectionner les informations dans l’océan que constitue internet. Nous avons aussi trouver intéressant de pouvoir partager facilement notre travail, et d’avoir la possiblité de laisser une trace concréte de nos recherches, en ayant en tête l’idée plaisante que celles ci interesseront quelqu’un qui tombera dessus au détour de ses pérégrinations sur le web.

Dans un dernier aspect, l’idée que tout ce travail n’était pas figé nous a beaucoup plus. En effet, nos recherches peuvent évoluer, nos idées changés et le blog suivra la mouvement. Car c’est aussi ça la définition d’Internet: tout y est mouvant, tout en étant quasiment définitif. Ainsi, l’art qui par définition doit se fondre dans son temps et sa société et en même temps rester universel trouve dans Internet un allié insoupçonné dans sa quête d’eternité.

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Conclusion

9 Mar

Il est maintenant temps de répondre à notre problématique. Alors finalement comment les mythes antiques (grec et romains) sont-ils réexploités dans l’art visuel, et audiovisuel de la période contemporaine (de 1800 à nos jours) ?

Il apparait d’abord qu’en ce qui concerne l’art pictural les mythes sont souvent réexploités mais finalement peu révisités. En effet, dans un art contemporain supposé se débarasser des conventions académiques, l’exploitation des mythes antiques se fait souvent de manière classique. Ainsi, Vénus reste la représentation de la femme par excellence, Minerve de la femme forte Léda le pretexte à des représentations érotiques…

En sculpture, en revanche les mythes sont légérement plus « malmenés ». Venus apparait ouverte, les organes apparents comme pour incarner la décomposition et l’exploitation physique de la femme moderne. Adam Reeder, se sert des mythes pour les entrechoquer avec l’ère de la nouvelle technologie. Ainsi, en sculpture les thèmes mythologiques sont utilisés pour dénoncer certains aspects de la période moderne.

D’en un autre style, dans les dessins animés, les films, et les séries télévisées, les mythes sont modernisés . Ils sont
modifié, couper, inversés pour coller à un public particulier, directement ciblé. Les mythes sont alors utilisé comme une source intarissable de sujets pour une exploitation commerciale, grâce à leur aspect universels. En ce qui concerne le stylisme, les mythes sont réexploités comme des logos, des références simple à de mythes en rapport avec la marque, comme dans les chaussures « Wings » d’Addidas.

Enfin dans un dernier aspect, les mythes sont aussi réutilisés pas les artistes modernes pour leur caractère esthétique. Ainsi lorsque Karl Lagarfeld réalise le calendrier Pirelli 2011, il choisit d’exploiter la mythologie greco-romaine dans son aspect physique en rapport avec les représentations antiques: des corps nus dont la beauté est mise en valeur par le noir et blanc. On constate le même phénomène dans la publicité.
On note donc quatre manières différentes de réexploiter les mythes antiques. Parfois simple réutilisation classique, parfois dénonciation moderne, parfois symbôle de l’esthétique, et parfois exploitation commerciale, les mythes millénaires n’en finissent pas de connaitre de nouvelles vies, et il semble qu’il leur en restent encore beaucoup à vivre.